venerdì 30 marzo 2012

lo humour

 Humour
“Le dèsir est vain, douloureux et meurtrier; la sagesse et l’humour sont vains, impraticables et finalement douloureux.”
Michel Houellebecq

Lo humour è generalmente considerato come una capacità dell’«io» a trascendere il dolore, a rifiutare la sofferenza proveniente dalla realtà esterna, mostrando addirittura di ricavarne piacere. Questo modo di rapportarsi alla realtà, antidoto e scacciapensieri delle ostilità della vita, vorrebbe manifestare una superiore imperturbabilità rispetto alla sofferenza.
Lo humour più corrosivo e più incongruo è stato battezzato da Huysmans «humour noir». Per Breton lo humour nero è sul precipizio del nulla, ai limiti dell’abisso ed i suoi effetti non si limitano al riso: lo humour è una rivolta superiore dello spirito436. Esso è un meccanismo che interviene quando la nostra coscienza avverte il pericolo del nulla e dell’incomprensibile, attaccandolo con una buona dose di nonsenso e assurdità. Lo humour nero non nega mai la dose di mistero, di assurdo o di paradosso che la vita contiene. Se questa ci coglie impreparati, esso ribalta il senso comune opponendogli la contraddizione e l’illogicità, pur senza mai staccarsi dalla serietà dell’esperienza umana. È il sottile piacere dell’intelligenza che scopre la relatività di ogni cosa e trova, nell’unione del drammatico e del comico, una difesa a questa relatività. Dominique Noguez nel suo saggio L’arc-en-ciel des humours considera questa forma di umorismo la più pura e la più scabrosa perché sempre legata alla morte e al macabro:

“Les hommes s’étaient comportés en braves bêtes, avec la bonne volonté du boeuf grimpant joyeusement dans le camion qui l’emmène à l’abattoir.”437.

Nel suo “arcobaleno degli umorismi” riconosce ulteriori colori allo humour: giallo per l’autoderisione, verde per la falsa ingenuità, rosso per la satira sociale, viola per il blasfemo, grigio per il delirio della quotidianità, camaleontico per la parodia ed infine bianco per l’eufemismo vezzoso. Il colore attribuito allo humour di Houellebecq è il grigio: esso sembra risultare dall’unione di uno stile bianco, neutro e di un contenuto nero, grave438. Se in Extension du domaine de la lutte o in Plateforme lo humour houellebecquiano poteva esser definito gris, grigio perchè il tema è il quotidiano, perciò grigio come “la grisaille quotidienne”, come il mondo visto da un depresso, uno humour con il quale il narratore esprimeva una “façon enjouée qu’on peut avoir d’être déprimé”439, in Les particules élémentaires e in La possibilité d’une île il concetto di humour partecipa alla retorica tragica dell’uomo intrappolato nella contraddizione:

“Du reste j’avais brièvement rendu hommage à Jeanne Calment par le passé, dans un sketch évoquant son bouleversant témoignage: «J’ai cent seize ans et je ne veux pas mourir.» Personne n’avait compris à l’époque que je pratiquais l’ironie du double exact; je regrettais ce malentendu, je regrettais surtout de ne pas avoir insisté d’avantage, de ne pas avoir suffisamment souligné que son combat était celui de l’humanité entière, qu’il était au fond le seul digne d’être mené.”;
“Il s’était lancé dans un sketch sur une démonstration arithmétique qui tournait en rond, le genre comique de l’absurde, pas drôle du tout.”440.

Lo humour in Houellebecq è un meccanismo di derivazione: se non vi fosse da piangere, non vi sarebbe neanche da ridere441. Il riso è il sintomo di un malessere esistenziale che non sa più come difendersi e risolversi; esso è crudele perché è una resa masochista, nasce dal malessere ed a un certo punto non è più efficace perché la “vita non fa ridere”442:

“On dit souvent que les Anglais ont développé des qualités de sang-froid et de réserve, une manière aussi d’envisager les événements de la vie – y compris les plus tragiques – avec humour. C’est assez vrai; c’est complètement idiot de leur part. L’humour ne sauve pas; l’humour ne sert en définitive à peu près à rien. On peut envisager les événements de la vie avec humour pendant des années, parfois de très longues années, dans certains cas on peut adopter une attitude humoristique pratiquement jusqu’à la fin; mais en définitive la vie vous brise le coeur. Quelles que soient les qualités de courage, de sang-froid et d’humour qu’on a pu développer tout au long de sa vie, on finit toujours par avoir le coeur brisé. Alors, on arrête de rire. Au bout du compte il n’y plus que la solitude, le froid et le silence. Au bout du compte, il n’y plus que la mort.”443.

In Houellebecq, lo humour come arma di difesa, è in definitiva inutile, esso non cambierà il corso degli eventi: è inefficace perchè è solo distruttivo e non propositivo. Il cambiamento ed il miglioramento si trovano oltre il cinismo e l’ironia444. Come nella citazione in exergue a questo capitolo, lo humour è vano ed impraticabile, esso non è rivoluzionario, anzi è “collabo”:

“Comme le révolutionnaire l’humoriste assumait la brutalité du monde, et lui répondait avec une brutalité accrue. Le résultat de son action n’était cependant pas de transformer le monde, mais de le rendre acceptable en trasmuant la violence, nécessaire à toute action révolutionnaire, en rire – accessoirement, aussi, de se faire pas mal de thune. En somme, comme tous les bouffons depuis l’origine, j’étais une sorte de collabo. J’évitais au monde des révolutions douloureuses et inutiles – puisque la racine de tout mal était biologique, et indépendante d’aucune transformation sociale imaginable; j’établissais la clarté, j’interdisait l’action, j’éradiquais l’espérance; mon bilan était mitigé.”445.

Inoltre lo humour, oltre ad essere inutile ed inefficace, è crudele. Lo humour ed il riso, quell’atroce deformazione facciale, sono sempre legati alla morte, alla sofferenza ed alla crudeltà:

“J’avais suffisamment glosé, au cours de ma carrère, sur l’opposition entre l’érotisme et la tendresse, j’avais interprété tous les personnages…La consommation, l’oubli, la misère. J’avais déchiré de rire des salles entières, avec ces genres des thèmes; ça m’avait fait gagner, aussi, des sommes considérables. Il n’empêche que cette fois j’étais directement concerné, et que cette opposition entre l’érotisme et la tendresse m’apparassait, avec une parfaite clarté, comme l’une des pires saloperies de notre époque, comme l’une de celles qui signent, sans rémission, l’arrêt de mort d’une civilisation. «Fini de rire, mon petit con…» me répétais-je avec une gaieté inquiétante (parce qu’en même temps la phrase tournait dans ma tête, je ne pouvais plus l’arrêter, et dix-huit comprimés d’Atarax n’y changèrent rien, il fallut au bout du compte que je me termine au Pastis-Tranxène).”446;
“Si l’homme rit, s’il est le seul, parmile règne animal, à exhiber cette atroce déformation faciale, c’est également qu’il est le seul, dépassant l’égoïsme de la nature animale, à avoir atteint le stade infernal et suprême de la cruauté.”447;
“En quelques minutes je passai en revue l’ensemble de ma carrière, cinématographique surtout. Racisme, pédophilie, cannibalisme, parricide, actes de torture et de barbarie: en moins d’une décennie, j’avais écrémé la quasi-totalité des créneaux porteurs. Il était quand même curieux, me dis-je une fois de plus, que l’alliance de la méchanceté et du rire ait été considérée comme si novatrice par les milieux du cinéma; ils ne devaient pas souvent lire Baudelaire, dans la profession.”448;
“Au fond, je ne suis pas tellement fier de cette histoire; tout cela était trop nettement burlesque pour être exempt de cruauté.”;
“Le jour de son exécution, Maximilien Robespierre avait la mâchoire cassée. Elle était maitenue par un bandage. Juste avant de poser sa tête sous le couperet le bourreau a arraché son bandage; Robespierre a poussé un hurlement de douleur, des flots de sang ont jailli de sa plaie, ses dents brisées se sont répandues sur le sol. Puis le bourreau a brandi le bandage à bout de bras, comme un trophée, pour le montrer à la foule massée autour de l’échafaud. Les gens riaient, lançaient des quolibets.”449.

Ridere della fragilità umana diventa una denuncia: il riso è le propre de l’homme perchè la morte, e quindi la dimensione tragica, è le propre de l’homme. Il binomio humour e crudeltà è possibile perchè prima di esso vi è quello humour e caducità. In Houellebecq, anche quando la comicità sembra ingenua, priva di una carica emotiva ed esclusivamente finalizzata ad una risata innocua, in fondo, vi è sempre una punta di amarezza. L’autore non ride mai gratuitamente, “egli sa ridere dove ne vale la pena, cioè là dove fa male”450. Il comico in Houellebecq deve essere sempre letto sia letteralmente che al secondo grado, perchè sempre sfruttato nelle sequenze più patetiche (vedi per esempio Tisserend e Bardot in Extension). Bisogna perciò superare una lettura radicale che sia o seria o divertita e mettere in atto una lettura doppia, strabica poichè la derisione in Houellebecq coincide sempre con i punti di rottura e di imbarazzo451:

“L’anecdote était généralement rapportée avec un léger sourire ironique; pourtant, il n’y a pas de quoi rire; l’achat d’un lit, de nos jours, présente effectivement des difficultés considérables, et il y a bien de quoi vous mener au suicide…Mais le lit, entre tous les meubles, pose un problème spécialement, éminemment douloureux. Si l’on veut garder la considération du vendeur on est obligé d’acheter un lit à deux places, qu’on en ait ou non l’utilité…Acheter un lit à une place c’est d’avouer publiquement qu’on n’a pas de vie sexuelle.”452;
“Sophie! s’exclama Bruno avec élan, je pourrais partir en vacances au Brésil. Je circulerais dans le favellas. Le minibus serait blindé. J’observerais les petits tueurs de huit ans, qui rêvent de devenir caïd; les petites putes qui meurent du sida à treize ans. Je n’aurais pas peur, car je serais protégé par le blindage. Ce serait le matin, et l’après-midi j’irais à la plage au milieu des trafiquants de drogue richissimes et des maquereaux. Au milieu de cette vie débridée, de cette urgence, j’oublierais la mélancolie de l’homme occidental. Sophie tu as raison: je me renseignerai dans une agence Nouvelles Frontières en rentrant.”453;
“«Mais celui qui aime quelqu’un pour sa beauté, l’aime-t-il? Non: car la vérole, qui tuera la beauté sans tuer la personne, fera qu’il ne l’aimera plus.» Pascal ne connaissait pas le Cointreau.”;
“Je gérais plus ou moins bien; je faillis quand même me jeter du haut de la falaise trois fois en l’espace de deux semaines.”;
“Je ne parvenais plus non plus à rire de l’affreuse détresse des quinquagénaires celluliteuses au désir d’amour fou, incomblé; ni de l’enfant handicapé qu’elles avaient réussi à procréer en violant à moitié un autiste («David est mon rayon de soleil»). Je ne parvenais plus, en somme, à rire de grand-chose; j’étais en fin de carrière, c’est clair.”454.  

Federica Diomei Warner Bros Italia 

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