venerdì 30 marzo 2012

OSSESSIONI TEMATICHE - Michel Houellebecq

OSSESSIONI TEMATICHE
“J’aimerais bien échapper à la présence obsessionnelle du monde moderne; rejoindre un univers à la Mary Poppins, où tout serait bien.”
Michel Houellebecq


  La “souffrance ordinaire”
“Il me révèle également que mon état a un nom: c’est une dépression. Officiellement, donc, je suis en dépression. La formule me paraît heureuse. Non que je me sente très bas; c’est plutôt le monde autour de moi qui me paraît haut.”
Michel Houellebecq

In un’intervista del 2001 pubblicata su «Le Figaro» Houellebecq si autodefinisce “l’écrivain de la souffrance ordinaire”. Questa miseria quotidiana costituisce la toile de fond dei suoi romanzi che parlano dell’uomo e del suo malessere esistenziale, spirituale, relazionale e sessuale. Mettere a nudo questa sofferenza, sorella della separazione di Rester vivant, sotto le sue varie forme quotidiane è il punto di partenza stesso della forma romanzo in Houellebecq. Il volto di questo mal di vivere, che è un «no» al mondo e alla vita – un rifiuto –, ha i tratti della lassitude, dell’alienazione e della mancanza d’amore. Il dolore degli individui chiusi in se stessi, la cui vita è marcata dalla separazione, è espresso con un tono tutto houellebecquiano: a volte in modo empatico e compassionevole, altre distaccato, altre ironico, comunque sempre senza mezzi termini, tragicamente spietato. Leggiamo:

“Plus tard dans la soirée, ma solitude devint douloureusement tangible.”, Federica Diomei Warner bros Italia
“Généralement, le week-end, je ne vois personne. Je reste chez moi, je fais un peu de rangement; je deprime gentiment.”;
“Le sens de mes actes à cessé de m’apparaître clairement; disons, il ne m’apparaît plus très souvent.”37;
“Il se redressa dans la nuit en tremblant; il était à peine une heure et démie. Il avala trois Xanax. C’est ainsi que se termina sa première soirée de liberté.”;
“L’univers humain – il commençait à s’en rendre compte – était décevant, plein d’angoisse et d’amertume.”;
“Adolescent Michel croyait que la souffrance donnait à l’homme une dignité supplémentaire. Il devait maintenant en convenir: il s’était trompé. Ce qui donnait à l’homme une dignité supplémentaire, c’était la télévision.” 38;
“Je me souviens de la première fois où j’ai eu du mal, où j’ai vraiment senti le poids du réel.”39;
“Il y avait aussi, plus profondément, une horreur, une authentique horreur face à ce calvaire ininterrompu qu’est l’existence des hommes.”;
“L’infirmité, la maladie, l’oubli, c’était bien: c’était réel.”40.

La souffrance ordinaire è il mal du siècle dell’uomo ordinario, è la depressione comune ad un’umanità senza eroi, alla ricerca di un senso qualunque da attribuire alla propria esistenza ed alla Storia in generale. L’uomo medio, la cui vita si esaurisce tra la spesa al Monoprix ed una puntata di «Questions pour un champion», è l’oggetto privilegiato dei romanzi di Houellebecq, è l’uomo delle:

“classes moyennes déracinées, sans culture et frustrées depuis des décennies d’avoir vu l’Histoire leur passer sous le nez. Ni immigrés, ni juifs, ni résistants, ni révolutionnaires, ni fascistes, le XXè siècle n’aura été siècle pour les membres des classes moyennes qu’un spectacle lointain et (les médias aidant) paradoxalement enviable – une dépossession.”41.

Questo uomo spossessato sembra la vittima di quella disaffezione ideologica e di quella destabilizzazione della personalità causate da ciò che Lipovetsky chiama «processo di personalizzazione»42. Il disinteresse ideologico nei romanzi qui studiati prende le sembianze della stanchezza, dell’indolenza, dell’apatia e del cinismo. L’apparition de la lassitude43, un sentimento di rifiuto puro e semplice nei confronti di tutti gli ambiti del reale, è il segno del sospetto contemporaneo nei confronti della Storia e del progresso in generale. Il protagonista di Extension afferma di essere pervaso da “une certaine lassitude à l’égard des voitures et des choses de ce monde”44: l’èra del consumo di massa crea un universo di oggetti, di immagini, di informazioni e di valori edonistici che annullano la specificità dell’uomo controllandone i comportamenti. Questa lassitude, come poi sarà visto anche per la depressione, è il primo debole segnale di un «pensiero critico» che accenna il suo «no» antagonista contro la società, «no» che però rimarrà privo d’azione in una civiltà apatica che soffre di “épuisement vital”45. Un altro esemplare postmoderno, vittima del ristagno e dell’indifferenza, è il Michel di Plateforme:

“Les questions esthétiques et politiques ne sont pas mon fait ; ce n’est pas à moi qu’il revient d’inventer ni d’adopter de nouvelles attitudes, de nouveaux rapports au monde ; j’y ai renoncé en même temps que mes épaules se voûtaient, que mon visage évoluait vers la tristesse.” ;
“Pourquoi n’avais-je jamais, plus généralement, manifesté de véritable passion dans ma vie ?”46.

In Plateforme il mutamento e l’azione si consumano nell’indifferenza di massa, nel brainwashing ipnotico di “Questions pour un champion”, negli opuscoli delle agenzie di viaggio e nei peep-shows. L’apoteosi del consumismo si realizza nel consumarsi del tempo esistenziale dell’uomo attraverso i media, gli svaghi, i mille colori e suoni della televisione, dei videoclip, dei centri commerciali: “il processo di personalizzazione genera il vuoto in technicolor, lo smarrimento esistenziale nell’abbondanza”47.
Inoltre, la lassitude del narratore di Extension du domaine de la lutte, dei Michel di Les particules élémentaires e di Plateforme è una postura caratteristica del personaggio principale in Houellebecq e coincide con il rifiuto della «lotta» e con la conseguente uscita dal “domaine de la lutte”:

“Pas de sexualité, pas d’ambition; pas vraiment de distractions, non plus.”48;
“Depuis des années, Michel menait une existence purement intellectuelle”;
“Il gérait maintenant paisiblement le déclin de sa virilité au travers d’anodines branlettes, pour lesquelles son catalogue 3 Suisses, occasionnellement complété par un CD-ROM de charme à 79 francs, s’avérait un support plus que suffisant. Bruno, par contre, il le savait, dissipait son âge mûr à la poursuite d’incertaines Lolitas aux seins gonflées, aux fesses rondes, à la bouche accueillante; Dieu merci, il avait un statut de fonctionaire. Mais il ne vivait pas dans un monde absurde: il vivait dans un monde mélodramatique composé de canons et des boudins, de mecs top et de blaireaux; c’était le monde dans lequel vivait Bruno. De son côté Michel…consommateur sans caractéristiques, il accueillait cependant avec joie le retour des quinzaines italiennes dans son Monoprix de quartier. Tout cela était bien organisé, organisé de manière humaine; dans tout cela, il pouvait y avoir du bonheur; aurait-il voulu faire mieux, qu’il n’aurait su comment s’y prendre.”;
“J’ai décidé d’arrêter, de sortir du jeu. Je mène une vie calme, dénuée de joie.”49.

«Lotta» è sinonimo di sopravvivenza, competizione, fatica; il senso della lutte houellebecquiana si avvicina molto a quello dell’inglese struggle: un faticoso travaglio, fisico ed esistenziale, in uno scontro che sembra perso in partenza. L’esistenza, in tutti i suoi ambiti, è una lotta, un “supplice permanent”, una “montée penible” che fa ansimare l’uomo come un “canari asphyxié”50:

“Le monde continuait, donc. La lutte continuait.”51;
“ De plus en plus les hommes allaient vouloir vivre dans la liberté, dans l’irresponsabilité, dans la quête éperdue de la jouissance; ils allaient vouloir vivre comme vivaient déjà, au milieux d’eux les kids, et lorsque l’âge ferait décidément sentir son poids, lorsqu’ils leur serait devenu impossible de soutenir la lutte, ils mettraient fin.”52.

La lotta nell’universo romanzesco di Houellebecq è anche «lotta darwiniana» e «lotta narcisista» ed è il segno della riduzione della vita contemporanea a una competizione animale per la riuscita sociale, economica e sessuale:

“Les entreprises se disputent certains jeunes diplômés; les femmes se disputent certains jeunes hommes; les hommes se disputent certaines jeunes femmes; le trouble et l’agitation sont considérables.”53;
“Bruno se branlait trois fois par jour. Les vulves de jeunes femmes étaient accessibles, elles se trouvaient parfois à moins d’un mètre; mais Bruno comprenait parfaitement qu’elles lui restent fermées: les autres garçons étaient plus grands, plus bronzés et plus forts.”54;
“Le combat narcissique durerait aussi longtemps qu’il pourrait s’alimenter de victimes consentantes, prêtes à y chercher leur portion d’humiliation.”55.

In questo universo in cui regna la «legge del più forte, del più ricco, del più giovane e del più bello» i personaggi houellebecquiani sono destinati ad una vita da perdenti, ad un “destin de souffrance”. Tisserand e Bruno sono gli esempi perfetti dell’uomo totalmente immerso, frustrato e consumato dalla lotta per la riuscita sociale e sessuale:

“Il lève les yeux de son verre et pose son regard sur moi, derrière ses lunettes. Et je m’aperçois qu’il n’a plus la force. Il ne peut plus, il n’a plus le courage d’essayer, il en a complètement marre. Il me regarde, son visage tremble un peu…Je me demande s’il ne va pas éclater en sanglots, me raconter les étapes de son calvaire…”;
“J’ai de quoi me payer une pute par semaine; le samedi soir, ça serait bien. Je finirais peut-être par le faire. Mais je sais que certains hommes peuvent avoir la même chose gratuitement, et en plus avec de l’amour. Je préfère essayer; pour l’instant, je préfère encore essayer.”;
“Au moins, me suis-je dit en apprenant sa mort, il se sera battu jusqu’au bout. Le club de jeunes, les vacances aux sports d’hiver… Au moins il n’aura pas abdiqué, il n’aura pas baissé les bras. Jusqu’au bout et malgré ses échecs successifs il aura cherché l’amour. Écrasé entre les tôles dans sa 205 GTI, sanglé dans son costume noir et sa cravate dorée, sur l’autoroute quasi déserte, je sais que dans son coeur il y a avait encore la lutte, le désir et la volonté de la lutte.”56;
“Jusqu’au bout il souhaiterait vivre, jusqu’au bout il serait dans la vie, jusqu’au bout il se battrait contre les incidents et les malheurs de la vie concrète, et du corps qui décline. Jusqu’au dernier instant il demandera une petite rallonge, un petit supplement d’existence. Jusqu’au dernier instant, en particulier, il serait en quête d’un ultime moment de jouissance, d’une petite gâterie supplémentaire.”57.

Tisserand e Bruno sono gli animali omega della piramide erotica:

“En un mot je ne suis pas assez naturel, c’est à dire pas assez animal – et il s’agit là d’une tare irrémediable: quoi que je dise, quoi que je fasse, quoi que j’achète, je ne parviendrai jamais à surmonter ce handicap, car il a toute la violence d’un handicap naturel.”58.

L’estensione del campo della lotta a tutti gli ambiti dell’esistenza, a tutte le età e classi sociali significa la nascita di un’élite erotica, di un jet set che, superando la determinazione economica o culturale, invade la socialità e soprattutto il diritto alla sessualità. I nuovi emarginati, i nuovi «depauperati» sono costretti in un universo mentale sconvolto da un desiderio inappagabile, nel quale, sempre più storditi, narcotizzati e distolti dai veri bisogni, diventano delle realtà psicologiche destabilizzate, in preda al desiderio:


“Il marcha des journées entières, les yeux exorbités par le désir…Il bandait en permanence. Il avait l’impression d’avoir entre les jambes un bout de viande suintant et putréfié, dévoré par les vers.”;
“La société érotique publicitaire où nous vivons s’attache à organiser le désir, à développer le désir dans des proportions inouïes… Pour que la société fonctionne, pour que la compétition continue, il faut que le désir croisse, s’étende et dévore la vie des hommes.”59;

come Daniel consumato dal desiderio per Esther:

“Il s’est humilié…commenta Esther31, il s’est vautré dans l’humiliation, et de la manière la plus abjecte” 60.

L’originalità dell’approccio di Houellebecq al motivo decadente del mal di vivere è nel rigore e nella specificità dell’analisi del problema. L’indagine condotta è di tipo sociologico: alla maniera di un Balzac davanti a un mondo senza passioni, egli riconduce il Male contemporaneo allo sconvolgimento di valori, usi e costumi avvenuto negli anni Sessanta e a quella conseguente “maledizione antropologica che è il desiderio”61. Inoltre, accanto all’approccio sociologico, ve ne è uno «entomologico»62 e, allora, Houellebecq mostra gli uomini come fossero i grotteschi esemplari di una specie biologicamente tarata – dal desiderio e dalla morte –, sintomatici di una società malata. Attraverso una sociologia della classe media egli esplora e mette a nudo la realtà sociale, descrivendo un milieu (quello dell’informatica e quello ministeriale in Extension; quello della ricerca e della scuola in Les Particules; quello del turismo, quello “artistico” e dei professionisti in Plateforme; quello dello spettacolo, delle riviste femminili e di una setta in La Possibilité); dei luoghi (Parigi, Rouen, La Roche-sur-Yon; Parigi, l’irlanda; Parigi, la Thailandia, Cuba; Parigi, Madrid, Almeria, Lanzarote); dei modi di vita e di consumo (Les Trois Suisses, il Minitel; il Monoprix, i locali per scambisti, i campeggi naturisti; i quiz televisivi, i saloni per massaggi; la Mercedes, il Lutetia, «Lolita», «20Ans»). In tutti i romanzi l’analisi sociologica completa la descrizione etnografica componendo così dei cupi tableaux de moeurs drammatizzati dall’intersecarsi di humour e pathos 63. Vi sono delle variazioni di luoghi e milieu da romanzo a romanzo, ma il «tipo animale», l’anamnesi e la diagnosi risultano uguali: i personaggi sono tutti dei tipi sociali rappresentativi della loro epoca, depressi dalla solitudine, dall’invecchiamento64 o dalla mancanza d’amore65, demotivati e frustrati dal proprio ambiente lavorativo.
Extension inaugura, con una lucida analisi socio-economica (di cui si tratterà nel capitolo seguente), la critica che Houellebecq rivolge contro il mondo contemporaneo ed in particolare contro l’individualismo, nome storico della separazione. I due romanzi più ambiziosi per ciò che riguarda l’analisi sociologica, ma anche l’impresa romanzesca in generale, sono Les particules élémentaires e La possibilité d’une île, nei quali la sociologia del presente abbraccia il passato e si estende fino al futuro. Il progetto sottostante a entrambe è l’identificazione delle categorie del Male e la loro definitiva cancellazione. Il discredito e la progressiva perdita di valori quali la fratellanza, l’amore, la famiglia e la fede, a seguito dei movimenti libertari, hanno portato alla sovranità dell’individualismo, all’affermazione egoista dell’«io» in tutti gli ambiti della sfera umana:

“Il est piquant de constater que cette libération sexuelle a parfois été présentée sous la forme d’un rêve communautaire, alors qu’il s’agissait en réalité d’un nouveau palier dans la montée historique de l’individualisme. Comme l’indique le beau mot de «ménage», le couple et la famille représentaient le dernier îlot de communisme primitif au sein de la société libérale. La libération sexuelle eut pour effet la destruction de ces communautés intermédiaires, les dernières à séparer l’individu du marché”66.

Gli anni Cinquanta sono descritti come “l’âge d’or du sentiment amourex” poichè la generazione precedente “avait établi un lien d’une force exceptionnelle entre mariage, sexualité et amour” e Chiesa cattolica e Partito comunista combattevano per una “civilisation de la paix, de la fidélité et de l’amour”67. L’età contemporanea, invece, si rivela come l’èra dell’éclatement dei legami interpersonali, del desiderio e della violenza:

“Dans leurs rapports mutuels ses contemporains faisaient le plus souvent preuve d’indifférence, voire de cruauté.”;
“Mick Jagger était la plus grande star du monde; riche adulé et cynique… S’il était si séduisant c’est qu’il était le mal, qu’il le symbolisait de manière parfaite; et ce que les masses adulent par-dessus tout c’est l’image du mal impuni.”;
“La destruction progressive des valeurs morales au cours des années soixante, soixante-dix, quatre-vingt puis quatre-vingt-dix était un processus logique et inéluctable. Après avoir épuisé les jouissances sexuelles, il était normal que les individus libérés des contraintes morales ordinaires se tournent vers les jouissances plus larges de la cruauté... Actionniste viennois, beatniks, hippies et tueurs en série se rejoignent en ce qu’ils étaient des libertaires intégraux, qu’ils prônaient l’affirmation integrale des droits de l’individu face à toutes les normes sociales, à toutes les hypocrisies que constituaient selon eux la morale, le sentiment, la justice et la pitié.”68.

I romanzi, insomma, fanno un “bilancio apocalittico della rivoluzione sessuale”69 nel quale l’infelicità umana è la conseguenza storica e logica del liberalismo e dell’individualismo, ma anche la conseguenza esistenziale di un ‘guasto’ biologico: il desiderio. Come dichiara cinicamente Daniel, la felicità non sembra esser cosa umana:

“À tout observateur impartial en tout cas il apparaît que l’individu humain ne peut pas être heureux, qu’il n’est en aucune manière conçu pour le bonheur, et que sa seule destinée possible est de propager le malheur autour de lui.”70;

o Michel:

“Plus tard, en repensant à cette période heureuse avec Valérie, dont je garderais paradoxalement si peu de souvenirs, je me dirais que l’homme n’est décidément pas fait pour le bonheur.”71.

Il fine morale dell’ostentazione romanzesca della miseria e dell’abbrutimento è la dimostrazione del ripiegamento contemporaneo su una “volontà dionisiaca di liberazione della bestialità e del male”72; il fine, invece, dell’insinuarsi della compassione e del lirismo nel discorso sulla sofferenza è l’attribuzione di una dignità all’uomo proprio nella sofferenza stessa. La quête romanzesca di Houellebecq sarà proprio una ricerca camusiana della possibilità della felicità, intesa come armonia cosmica, unione, appartenenza; l’utopia dei romanzi e la sua impasse saranno analizzate nel capitolo 3.4.1..
Con Extension Houellebecq inaugura il récit del «tempo del lavoro» dedicandogli gran parte della narrazione. Questo tempo si pone come un vero e proprio «travaglio» diventando una delle cause del male di vivere del protagonista: “la specifité du cauchemar réside dans l’atmosphère de familiarité infantilisante qui caractérise les relations d’employés”; questa atmosfera falsata maschera la gerarchia tra gli impiegati con un’apparenza di rispetto reciproco e calore umano. La successione delle scene ambientate nell’impresa tra incontri, riunioni e stages evidenziano la falsità nei rapporti e sottolineano “cette fiction opprimante et déprimente, cette irréalité écrasante qui transforme en calvaire un simple déplacement professionel”73.
Lo stesso si può dire per il laboratorio di ricerca di Michel in Les Particules, la cui atmosfera al pot de départ dell’incipit è segnata da un formalismo da ufficio e da una distanza raggelante:

“Quatre bouteilles pour quinze, c’était un peu juste. Tout, d’ailleurs, était un peu juste: les motivations qui les réunissaient étaient superficielles; un mot maladroit, un regard de travers et le groupe risquait de se disperser…Un malaise de plus en plus perceptible se répandit entre les convives.”74.

In generale l’aria che si respira sul luogo di lavoro nei romanzi di Houellebecq è resa soffocante dalla routine e dalla presenza fastidiosa dell’«altro»:

“L’ambiance au sein de l’unité de recherches qu’il dirigeait était, ni plus ni moins, une ambiance de bureau. Loin d’être les Rimbaud du microscope qu’un public sentimental aime à se représenter, les chercheurs en biologie moléculaire sont les plus souvent d’honnêtes techniciens sans génie”75;
“Henry La Brette est mon supérieur hiérarchique direct; nos relations en général sont empreintes d’une sourde hostilité”76.

Il Michel di Plateforme, funzionario del Ministero della Cultura, ha vergogna del suo lavoro e lo ritiene inutile:

“– Je prépare des dossiers pour le financiament d’expositions, ou parfois des spectacles… de danse contemporaine… –
Je me sentais radicalement désesperé, envahi par la honte.”77;

mentre Daniel di La possibilité d’une île dichiara di dovere il suo successo alla cattiveria, al politicamente scorretto e alla causticità, e indica nel poter comportarsi “comme un salaud en toute impunité”78 il più grande beneficio del mestiere di comico. Il lavoro è quindi un altro modo dell’alienazione contemporanea, un altro momento di non-aderenza del soggetto a se stesso:

“Avant de m’installer dans ce bureau, on m’avait remis un volumineux rapport intitulé «Schéma directeur du plan informatique du ministère de l’Agriculture». Là non plus, je ne vois pas pourquoi. Ce document ne me concernait en rien.”79;
“Pourquoi n’avais-je jamais, dans mon travail, manifesté une passion comparable à celle de Marie-Jeanne?” 80.

L’uomo di Houellebecq è alienato da se stesso, perché reificato; dal mondo, perché, non comprendendolo e non condividendone i valori, non ne accetta le regole del gioco e lo rifiuta. L’idea di alienazione nella società occidentale contemporanea, diversamente da quella moderna, connessa con l’idea marxista dell’esclusione dai bisogni primari, è legata soprattutto alla capacità, o meno, di conformarsi “to the postmodern lifestyle of dynamic identities and lifestyle consumption”81. Il problema dell’alienazione non è più circoscritto a determinati gruppi sociali di emarginati, come i poveri, i matti o i criminali, esso si è, al contrario, esteso in tutti gli strati sociali dell’Occidente, a tutti coloro che non sanno adeguarsi al flusso vorticoso della moda e dell’attuale. I personaggi di Houellebecq, l’ambiente nel quale si muovono e il mondo in cui vivono ricordano “la società a una dimensione” criticata da Herbert Marcuse82. Per quest’ultimo, la società industriale avanzata è unidimensionale perché privata, su tutti i livelli, di una seconda dimensione antagonista che permetta lo sviluppo del “pensiero critico”, unica risorsa per combattere la schiavitù e l’alienazione. Il benessere, l’informazione, il progresso tecnologico e scientifico sono le nuove forme di controllo sociale, i nuovi strumenti soft di dominio.
Prima di Houellebecq, Marcuse aveva già additato la finta libertà, “la non-libertà democratica” delle società liberali, le quali, attraverso la libera scelta, lo sviluppo e l’accettazione di tutte le possibilità, creano dei bisogni non-necessari negli individui e delle forme di pensiero e di comportamento standard, non in conflitto col sistema costituito83. Tutto ciò acceca l’individuo che non riconosce la falsità dei suoi bisogni, la schiavitù, la repressione e l’indottrinamento che la società gli induce. Questo aspetto disciplinante del mondo consumista e mediatico è molto sentito dalla critica sferzata dall’ironia amara di Houellebecq.
L’uomo solo, sofferente, apatico, la monade «fantasma» dei romanzi in questione è vittima della contemporanea èra del vuoto. Extension, il destino dell’umanità in Les particules, la fuga dal mondo di Michel e il suicidio di Daniel sono manifestazioni di una depressione, sintomo dell’individualismo contemporaneo84. Com’è ben evidente dalle riflessioni del narratore di Extension in clinica psichiatrica e dalla storia del collasso nervoso di Bruno, Houellebecq affronta il problema da un punto di vista sociale e rifiuta qualsiasi tipo di interpretazione psichica:

“Si Maupassant est devenu fou c’est qu’il avait une conscience aiguë de la matière, du néant et de la mort – et qu’il n’avait conscience de rien d’autre. Semblable en cela à nos contemporains, il établissait une séparation absolue entre son existence individuelle et le reste du monde… L’idée me vint peu à peu que tous ces gens – hommes ou femmes – n’étaient pas le moins du monde dérangés; ils manquaient simplement d’amour. Leurs gestes, leurs attitudes, leurs mimiques trahissaient une soif déchirante de contacts physiques et de caresses”85.

Come ricorda Éric Fassin nell’articolo Le roman noir de la sexualité française, Alain Ehrenberg, nello stesso periodo della pubblicazione di Les particules (1998), affronta il binomio depressione-società. Egli descrive la depressione come la patologia di una società in cui la norma non è più fondata sulla colpevolezza e la disciplina, ma sulla responsabilità e l’iniziativa; l’uomo perciò si deprime perché non riesce a sopportare il pensiero che tutto gli sia possibile. Questa patologia gli ricorda, però, che non tutto è possibile e la depressione diventa così “il parafuoco dell’uomo senza guida”86 e la sua miseria allo stesso tempo.
Come Maupassant, i nuovi depressi di fine secolo sarebbero gli unici ad aver raggiunto la dolorosa verità della separazione assoluta degli esseri tra loro e dal mondo ed a essere pienamente consapevoli dell’inconsistenza della vita mortale. La depressione, sintomo della separazione ontologica che lacera l’uomo, non è pazzia, ma lucidità e capacità critica. Come per tutti i personaggi in Houellebecq, la “souffrance ordinaire” si accompagna alla consapevolezza del vuoto e dell’amarezza a cui si riduce l’esistenza ed alla percezione della vita come lotta, nella quale o si perde o si muore e mai si godrà della vittoria. I quattro romanzi di Houellebecq mostrano come i personaggi raggiungano queste verità e come diventi impossibile vivere: se la felicità e l’apaisement della sofferenza sono solo un’illusione, all’uomo non rimane che l’evidenza della morte e la realtà della sofferenza quotidiana.
Federica Diomei

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